Alimentation

L’alimentation représente près de 25 % des gaz à effet de serre en France. Les prévisions annoncent des besoins alimentaires doublés à l’horizon 2050. Il s’agit donc d’un des enjeux majeurs de notre siècle.

Sommaire du dossier

Gaspillage alimentaire

Définition et contexte réglementaire


La définition du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire est la suivante : « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée, dégradée, constitue le gaspillage alimentaire ». Pour mieux appréhender cette notion, il est possible de se référer au schéma général de l’origine du gaspillage alimentaire issu de l’étude « Pertes et gaspillages alimentaire « l’Etat des lieux et leur gestion par étapes de la chaîne alimentaire » réalisée par l’ADEME en mai 2016.

La France s’est engagée au travers de ce Pacte à réduire de moitié le gaspillage alimentaire à l’horizon 2025. Dans ce cadre, une loi a été adoptée définissant un panel de mesures pour réduire et gérer ce gaspillage (Loi n°2016-138 du 11 février 2016). La hiérarchie qu’elle définit permet de préciser ce qui relève de la prévention du gaspillage alimentaire de ce qui relève de sa gestion. Elle définit les actions à mettre en œuvre dans l’ordre de priorité suivant :

  1. La prévention du gaspillage alimentaire par l’évitement « à la source » de ce gaspillage ;
  2. L’utilisation des invendus propres à la consommation humaine par le don ou la transformation ;
  3. La valorisation destinée à l’alimentation animale ;
  4. L’utilisation à des fins de compost pour l’agriculture ou la valorisation énergétique, notamment par la méthanisation.


Le gaspillage alimentaire en chiffre


Derrière le gaspillage alimentaire se cachent des enjeux sociétaux, économiques et environnementaux. Il a été mis en lumière que, en France :

  • 10 millions de tonnes de produits alimentaires sont détournés chaque année de l’alimentation humaine ;
  • La valeur théorique de ces produits, s’ils étaient valorisés en alimentation humaine, est évaluée à 16 milliards d’euros ;
  • L’impact carbone de la production de ces produits détournés de l’alimentation humaine est évalué à 15.3 millions de tonnes équivalent CO2 soit 3% de l’ensemble des émissions de l’activité nationale ;
  • Les pertes et gaspillages générés au stade de la consommation représentent environ 108 € par an et par personne et s’élèvent à 240€ par an et par personne si l’on considère l’ensemble des gaspillages générés tout au long de la chaîne.

Notre positionnement en région


Nous plaçons la lutte contre le gaspillage alimentaire comme prioritaire dans nos actions et soutenons des projets depuis plusieurs années, à travers les Programmes Locaux de Prévention et Territoires Zéro Déchet Zéro Gaspillage. En lien avec la DRAAF, nous lançons chaque année un appel à projets régional. Depuis 2017, celui-ci a été réorienté pour favoriser l’émergence de projets structurants, ancrés dans les territoires et ayant des actions sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Notre objectif est de soutenir, accompagner et sensibiliser tous les acteurs de la chaîne (exploitations agricoles, industries, transporteurs, distributeurs, restaurateurs et consommateurs) et d’initier des projets innovants à chaque étape. 
 

Quelques documents de référence

Passer à l'action

Lutter contre le gaspillage alimentaire

L’alimentation représente près de 25 % des émissions de gaz à effet de serre en France. L’ADEME, compétente en prévention et en lutte contre le gaspillage alimentaire, a fait de ce thème une priorité.

Agir sur la prévention

Dans le domaine des déchets ménagers, la prévention regroupe toutes les actions permettant de réduire les flux de déchets à la charge de la collectivité, qu’ils soient évités ou détournés des collectes du service public de gestion des déchets.