Porter une démarche éco-responsable

Dans votre entreprise, les flux physiques (énergie, matières, eau, gaz) sont liés entre eux. En amont et en aval, vos achats, produits ou services agissent sur plusieurs versants de l’environnement. Agir sur un flux, un impact ou une étape influe sur les autres. Une démarche environnementale et éco-responsable globale permet d’intégrer de façon transversale ces différentes questions dans vos décisions. Elle prolonge les actions ponctuelles ou segmentées et leur donne plus de cohérence, d’efficience et de sens.

Sommaire du dossier

Valoriser son activité par l’affichage environnemental

Le dispositif d’affichage environnemental 

Le dispositif français d’affichage environnemental est proposé aux entreprises pour qu’elles s’y engagent de façon volontaire et encadrée.

Les entreprises qui adhèrent au dispositif doivent respecter des règles communes définies par l’ADEME en concertation avec les parties prenantes intéressées (producteurs des secteurs concernés, distributeurs, associations de consommateurs et de protection de l’environnement…) au sein de groupes de travail organisés par secteurs d’activité.

L’affichage environnemental n’est pas un label ou une marque de qualité : il montre les impacts environnementaux des produits tels qu’ils sont (forts ou faibles). Il est assujetti à un contrôle classique au titre de la lutte contre la publicité mensongère ou trompeuse.

Calculer votre impact environnemental 

L’ADEME a construit une base de données « Impacts », mise gratuitement à la disposition des entreprises qui souhaitent procéder à l’affichage environnemental de leurs produits. Elle contient des données dites génériques (correspondant à des matières ou des technologies typiques), qu’elles peuvent utiliser dans leurs calculs, conformément au référentiel défini pour la famille de produits concernée. Chaque référentiel exige d’utiliser en outre des données dites spécifiques (correspondant très précisément au produit), pour des aspects environnementaux qui sont à fois différenciants (entre produits concurrents) et déterminants (grande sensibilité des résultats à ces aspects).

Dans les secteurs professionnels de l’ameublement, des textiles et de l’hôtellerie, des outils de calculs automatiques cofinancés ou respectant les règles du dispositif d’affichage facilitent grandement l’accès des entreprises, notamment des PME, à l’affichage environnemental.

Communiquer sur la qualité environnementale de vos produits 

Les trois formats retenus pour la restitution des résultats aux consommateurs définissent un cadre commun, tout en ménageant une certaine flexibilité aux producteurs ou distributeurs désireux de participer à ce lancement.
Sont ainsi proposées aux entreprises, afin qu’elles puissent adapter la démarche aux spécificités de leurs produits et de leur positionnement marketing :

  • Une présentation séparée des résultats pour chaque indicateur environnemental. Elle assure de la transparence mais nécessite de l’espace ;
  • Deux présentations très compactes susceptibles d’être apposées directement sur le packaging des produits, sous la forme d’un indice numérique (la meilleure performance environnementale correspond à l’indice le plus faible) ou d’une note avec une lettre A, B, C, D, ou E (A étant la meilleure note). Ce type de format avec un indicateur unique permet aux consommateurs de prendre connaissance simplement de la performance environnementale d'un produit comparée à celle des produits de la même famille.

Affichage environnemental

Ces deux présentations agrégées, définies dans le cadre d’un dispositif public et encadré fondé sur l’analyse du cycle de vie des produits, constituent une première mondiale.

Dans tous les cas, le détail des résultats obtenus par le produit pour chaque indicateur doit être accessible au consommateur. Ainsi, une version agrégée peut être utilisée en premier niveau de lecture, mais elle doit alors renvoyer à ce détail, par souci de transparence.

Ainsi, les travaux existants permettent déjà de donner une information partielle mais robuste et les travaux se poursuivent pour perfectionner les méthodes et bases de données, dans le but de mieux refléter la réalité environnementale de certaines familles de produits.