Énergies thermiques en collectivités

Chaufferie bois du SIEEEN à Château Chinon

La collectivité peut produire de la chaleur renouvelable pour son patrimoine propre ou pour la distribuer sur un réseau de chaleur (biomasse, géothermie, solaire thermique, valorisation énergétique des déchets…) alimentant ainsi tout type de bâtiments.

Sommaire du dossier

Mettre en place une chaufferie biomasse

Atouts d’une chaufferie bois

Mettre en place une chaufferie collective au bois, c’est :

  • Contribuer aux objectifs de la Transition énergétique en utilisant une énergie renouvelable et en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre d’origine fossile ;
  • Valoriser une ressource locale, génératrice d’activité économique sur les territoires, notamment en milieu rural ;
  • Bénéficier d’une énergie dont les prix sont stables et non dépendants des marchés mondiaux et des aléas géopolitiques.

Réaliser une chaufferie

L’offre de combustible est aujourd’hui bien structurée en région Bourgogne Franche-Comté et n’est plus un frein à la mise en place d’une chaufferie bois : on recense plus de 90 fournisseurs de combustible bois, dont 13 producteurs de granulés de bois, 60 producteurs de plaquettes forestières, ainsi que quelques entreprises spécialisées dans la gestion des sous-produits des industries du bois.

Chaque projet est unique, selon ses caractéristiques techniques propres, mais également par l’orientation que le maître d’ouvrage voudra adopter en matière de filière d’approvisionnement. Ainsi, il est légitime qu’une commune forestière recherche une organisation qui valorisera au maximum la ressource dont elle dispose... 

Néanmoins, mettre en place une chaufferie bois collective ne s’improvise pas. Même si les techniques permettent aujourd’hui de répondre à beaucoup de cas de figure, il n’en reste pas moins que le bois est un combustible « solide » et que l’implantation d’une chaufferie répond à certains critères, ne serait-ce que pour rendre les livraisons possibles !

On distingue de manière schématique deux cas de figure :

  • Le projet s’inscrit dans le cadre d’une construction neuve.
    Dans ce cas, il est indispensable d’envisager cette hypothèse dès la définition du programme. Ainsi, l’équipe de maîtrise d’œuvre, qui comprendra un bureau d’études thermiques compétent, aura comme première tâche de vérifier la faisabilité technique et économique du projet et d’en estimer les bénéfices environnementaux. Elle pourra proposer une implantation optimisée de la chaufferie dès les premières phases d’études (esquisse, avant-projet), notamment pour ce qui concerne le stockage du combustible, les accès pour les livraisons ou l’intégration de la cheminée ;
  • Le projet s’inscrit dans le cadre d’un patrimoine existant.
    dans ce deuxième cas de figure, la première étape consiste à engager une étude de faisabilité qui comprendra préalablement un audit énergétique, a minima sur le volet thermique du patrimoine concerné. L’étude de faisabilité, qui sera réalisée par un bureau d’études thermiques indépendant et compétent, apportera de manière objective tous les éléments techniques, économiques et environnementaux nécessaires à une prise de décision. Dans les cas les plus complexes, l’étude pourra également apporter un éclairage sur le montage juridique et financier de l’opération. 

En cas de décision positive, selon l’option retenue, il sera alors possible de choisir les modalités de la mise en œuvre du projet, qui peuvent aller d’une maîtrise d’ouvrage classique à des montages plus intégrés de type Conception Réalisation Exploitation Maintenance. 

Dans tous les cas de figure, le maître d’ouvrage veillera à ce que les prestataires retenus disposent bien de toutes les compétences pour mener à bien le projet.

Les chaufferies existantes en Bourgogne-Franche-Comté

On trouve près de 700 chaufferies collectives au bois, avec ou sans réseau de chaleur, en Bourgogne-Franche-Comté pour une puissance totale installée de 300 MW.

Les premières chaudières bois ont été installées en région dès les années 90, avec les emblématiques chaufferies de la commune de Champvans (Jura), du Centre de formation

Carte Chaufferies

pour apprentis Jean Lameloise de Mercurey (Saône-et-Loire) ou de la commune de Millay (Nièvre). Ccertaines chaudières ont d’ailleurs été renouvelées après une bonne vingtaine d’années de bons et loyaux services !

Le parc régional comporte toutes les tailles d’installations collectives ainsi que toutes les filières d’approvisionnement, de la petite chaufferie aux granulés de quelques kW sur un bâtiment neuf aux standards BBC, jusqu’aux grandes chaufferies de plusieurs MW utilisant des écorces de scierie ou de plaquettes forestières en flux tendu, en passant par les chaufferies communales alimentées en plaquettes forestières calibrées et sèches. 

Vous trouverez en téléchargement une collection de fiches présentant différentes réalisations sur l’ensemble du territoire régional.

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